"Au sortir de l’école du grand Meaulnes, prendre à gauche et suivre le ruisseau. Il possède la particularité de remonter aux sources du texte fondateur des lieux : « Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189… Je continue à dire « chez nous » bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quine ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.» A ce point de non retour, le chant des mots s’est métamorphosé en partition, au sens d’écart mais aussi de portée. Vous êtes à la fois en marge et dans la clé des songes d’Alain-Fournier. Le grand Autre s’harmonise à une Création dont le visiteur est devenu pensionnaire, ce premier chapitre du grand Œuvre de l’enfant d’un pays de Belles Lettres et de noblesse d’âme. Sa particule dépayse le voyageur découvrant alors l’esprit du livre où le « chez nous » procède de l’éclat de sensibilité et d’unicité propres au style Fayat : un moulin qui transforme tout lecteur en porte-parole de vérité."